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    30 ans après, SEGA réédite la Megadrive… et c’est un gros fail

    Surfant sur la vague des consoles Mini de Nintendo, Sega et ATgames sortent aujourd’hui la Megadrive Flashback, et c’est la preuve ultime que même en rétro, la société japonaise ne devrait plus faire de consoles.

    Sega, c’est plus si fort que ça. Parler de SEGA en 2018 a quelque chose de tabou. L’ancien constructeur de console devenu éditeur discret n’a pas fait beaucoup de bruit ces dernières années. Leurs seules actions vraiment notables étant le rachat des parisiens d’Amplitude Studio (Endless Legend, Endless Space 1 et 2) l’an dernier et la sortie du premier bon Sonic en 15 ans  il y a quelques mois.

    Et pourtant à une époque lointaine, SEGA était un Dieu se battant à armes égales avec Nintendo. Le combat durera près d’une décennie, jusqu’à ce que la firme bleue fasse la première erreur avec le flop du Méga CD (un accessoire de la Megadrive permettant de lire des fichiers vidéos donnant lieu à des jeux aussi ridicules que moches).

    Viendra ensuite la Saturn : une console ô combien supérieure à la Playstation de Sony mais qui n’existera pas assez longtemps pour le prouver. Et enfin la Dreamcast, première console 128 bits de l’histoire avec un catalogue de jeu légendaire cent fois réédité, une manette révolutionnaire… et un fiasco absolu.

    L’alliance du désespoir. Voir aujourd’hui SEGA s’allier à ATgames pour sa Megadrive Flashback n’a rien de nouveau, mais ce mariage a toujours de quoi franchement faire déprimer. AT est un constructeur connu pour la qualité douteuse de son hardware, avec une tendance presque malsaine à user les modes jusqu’à la corde. Leur nouvelle aventure rétro gaming est donc la Megadrive Flashback. Une version plus fine et légère de la console d’origine avec 85 jeux d’origine intégrés et le tout vendu avec 2 manettes.

    N’y allons pas par quatre chemins : les finitions sont honteuses, le plastique utilisé est d’une qualité affligeante, les manettes vendues avec la machine sont à peine plus fonctionnelles que la conscience de Peter Molyneux et l’interface interne de la console a été développée par un syphilitique en fin de phase démentielle. Seul véritable atout : le cable HD 720p et quelques fonctionnalités piquées aux émulateurs PC, soit des choses dont vous disposerez gratuitement avec un ordinateur bas de gamme. Le tableau serait encore trop positif sans la chute récurrente de framerate aussi absurde qu’anachronique (un ralentissement sur un jeu 16 bit en 2018, sérieusement ?).

    Préférez l’original. Rien de mieux qu’une mauvaise copie pour vous faire apprécier l’original. Du coup, si vous êtes en mal de rétro gaming, trouvez vous une Megadrive d’occasion, et quelques jeux. Ou mieux : prenez un émulateur. Tout plutôt que d’encourager les pratiques opportunistes nauséabondes d’un studio en bout de course et d’un constructeur sans scrupules.

    Et si malgré tout ça vous souhaitez passer à la caisse, comptez environ 85 € sur Amazon

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