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    Les WESG, un tournoi en demi-teinte

    Il y a quelques jours se sont déroulées les finales des WESG à Changzhou, dans l’est de la Chine. Au programme, quatre disciplines (CS:GO, Dota 2, Starcraft 2 & Hearthstone), et un cashprize total titanesque : 3,7 millions de dollars.

    Vous avez dit combien ?!

    World Electronic Sports Games”. Derrière ce nom un peu bateau se cache l’un tournois les mieux dotés du monde, tous jeux confondus. C’est le géant du web chinois Alibaba Group qui est le principal investisseur de l’événement. Alors certes, 3,7 millions, ça ne tient pas la comparaison avec The International (Dota 2), qui proposait plus de 16 millions en 2016. Mais dans le monde de l’esport, ça reste beaucoup.

    En finissant premier sur CS:GO, EnVyUs a donc remporté le plus gros cashprize de l’histoire du jeu : 800 000$. Mais le niveau dans le tableau principal n’était pas des plus relevés. Les Suédois de GODSENT ont même annulé leur participation à la dernière minute. Si l’approche de l’ELEAGUE Major explique peut-être certaines absences, il faut aussi regarder du côté des règles du tournoi.

    kennyS, sniper français pour EnVyUs sur CS:GO. Photo : WESG.
    kennyS, sniper français pour EnVyUs sur CS:GO. Photo : WESG.

    Une volonté olympique

    Pour les deux disciplines par équipe (CS:GO & Dota 2), le règlement exigeait que tous les joueurs au sein d’une équipe aient la même nationalité. Plusieurs formations de poids n’ont donc pas pu participer aux WESG. D’autres ont été créées spécialement pour l’événement, comme “Team Ukraine”.

    De plus, les qualifications fonctionnaient par région. Le tout est très proche des Jeux olympiques, avec les traditionnels et violents chocs entre Kazakhstan et Chili. Sur Starcraft 2, le Zerg Stephano a ainsi pu profiter de sa double nationalité (franco-tunisienne) pour remporter les qualifications africaines. Lors des grandes finales, il échoue en quarts face au vainqueur, le Coréen TY.

    Stephano, franco-tunisien, concourrait sous les couleurs de la Tunisie. Photo : WESG.
    Stephano, franco-tunisien, concourrait sous les couleurs de la Tunisie. Photo : WESG.

    Un bilan discutable

    Cette volonté olympique va à l’encontre du niveau de jeu pur, mais on peut tout de même la saluer. Riot Games adopte le même principe de qualifications régionales pour ses championnats du monde sur LoL. Cela permet à d’autres scènes de grandir, comme en Turquie ou au Brésil. L’esport rencontre un franc succès dans ces régions, et ne demande qu’à se développer.

    Non, le véritable problème de ces WESG 2016, c’est leur réalisation. De nombreuses parties des play-offs n’ont pas été retransmises sur Twitch.tv. Les casters présents n’étaient pas toujours les plus en vue, en tout cas pour le stream anglais. La production laissait à désirer, avec notamment de nombreux problèmes audio. Pour un tournoi de moyenne envergure, nos attentes auraient été minimes. Mais quand on connaît le cashprize, on ne peut s’empêcher d’être un peu déçu par l’ensemble. Surtout quand on voit le soin et la finition apportés à certaines compétitions dotées d’un budget bien moindres, comme les Nation Wars.

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    L’animation de scène était tout de même au rendez-vous. Photo : WESG.

    Rappel des résultats

    Hearthstone : Euneil “Staz” Javiñas (Philippines)
    StarCraft 2 : Tae Yang “TY” Jun (Corée)
    Dota 2 : TNC Pro Team (Philippines)
    CS:GO : EnVyUs (France)

    Crédit bannière : WESG (cérémonie d’ouverture)

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