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    Ben Thompson : « L’art d’Hearthstone est charmant, fantaisiste et léger »

    Au coin d’un faux feu de cheminée criant de réalisme, nous avons rencontré Ben Thompson, directeur artistique d’Hearthstone. Dans cet entretien en deux volets, il nous raconte son quotidien chez Blizzard. Entre nostalgie, graphisme et traduction, plongez dans les coulisses de ArtStone ! Au programme de cette partie : tradition, années 80 et nouveaux projets.

    [Retrouvez la première partie de l’entretien en cliquant sur ce lien]

    Ben Thompson est un vieux de la vieille. Le directeur artistique d’Hearthstone a suivi une formation d’illustrateur classique à l’université de Laguna Beach en Californie, où il a appris la peinture à l’huile. Mordu de jeux de plateau, il met rapidement son talent au service d’éditeurs célèbres, comme Wizards of the Coast (créateur de Magic : The Gathering).

    Perpétuer la tradition

    Il rejoint Blizzard en 2009 pour superviser le développement du jeu de cartes physique World of Warcraft. Ce n’est que par la suite qu’il est intégré au projet Hearthstone. Au commencement, il est le seul artiste parmi les 15 membres de la petite équipe de développement. C’est donc lui qui a entièrement imaginé et conçu plusieurs éléments fondateurs du jeu : le coffret qui s’ouvre au lancement, les plateaux de jeu, les dos de cartes…

    En illustrant « la pièce », Ben Thompson est assuré de figurer dans toutes les parties d’Hearthstone au monde.

    Il nous parle de ce souffle originel qu’il a apporté à son bébé :

    Aujourd’hui, les deux tiers du contenu artistique d’Hearthstone sont réalisés avec l’assistance d’un ordinateur. Mais à l’origine, j’ai peint la plupart des illustrations à la main (NDLR : Thompson a entre autres dessiné la carte « La Pièce » et le portrait du héros « Rexxar »). Je pense avoir transmis au jeu une dimension artisanale, une part de « fait-main ». Ça a beaucoup aidé Hearthstone à se définir.

    Ben Thompson

    Certains artistes comme Wayne Reynolds ou Chris Rahn illustrent encore leurs cartes exclusivement à la main, perpétuant ainsi une certaine tradition artistique.

    Un air de nostalgie

    Kobolds & Catacombes utilise les codes des jeux de rôle sur table comme Donjon & Dragons. Autant d’éléments qui ont inspiré l’équipe de Ben Thompson pour concevoir la dernière extension en date d’Hearthstone :

    Toute l’équipe de développement est très attachée à ce type de jeu. Oui, bien sûr, il y a de la nostalgie. Mais c’est aussi parce que ces jeux nous font vibrer. L’idée de gagner des points d’expérience, de monter de niveau, de recruter des alliés dans une taverne, de récolter des objets épiques… c’est sur ces éléments que nous voulions insister. Et je pense que le joueur le ressent particulièrement à travers les Virées en Donjon.

    Bien maniée, la nostalgie est une arme redoutable. Il suffit de regarder la série à succès Stranger Things, qui nous arrose allègrement de jeux rétro, de musiques des années 80 et de… parties de D&D.

    « The Light Candle », petit clip accompagnant la sortie de la dernière extension. Qui a dit que le rétro ne faisait pas vendre ?

    Et pour les jeunes générations qui n’ont pas connu la joie de conduire sans ceinture ou de fumer dans un avion, Blizzard sait varier les plaisirs. La preuve avec le premier court-métrage d’animation d’Hearthstone : Hearth and Home.

    « L’esprit d’Hearthstone »

    Sortie cette année, cette vidéo de cinq minutes met en scène une jeune fille, Ava, qui s’aventure dans la taverne emblématique du jeu. Tous les éléments d’un Disney-Pixar sont là : voyage initiatique, chanson un peu niaise et petite bestiole mignonne.

    Avec cette production, Blizzard joue ainsi cartes sur table :

    Pour chaque extension, nous produisons des vidéos en « 2,5D » pour présenter le nouveau thème. Il y a une chanson et des animations, mais ce sont essentiellement des illustrations avec très peu de 3D. En revanche, Hearth and Home est notre première véritable production en 3D. On y voit des personnages issus du monde d’Azeroth jouer aux cartes entre amis dans leur taverne favorite. La vidéo représente parfaitement l’esprit d’Hearthstone : un jeu amusant et accessible à tous.

    Ben Thompson

    Lorsque l’on demande à Ben Thompson de décrire l’art d’Hearthstone en trois mots, il répond sans hésitation : « Charmant, fantaisiste et léger. Le jeu se doit d’être amusant et évocateur. »

    Ben Thompson s’apprêtant à lancer un projectile des arcanes.

    Alors la prochaine fois que vous vous faites défoncer sur Hearthstone et que votre adversaire a une chance de cocu, prenez une grande inspiration et répétez dans votre tête : « Charmant. Fantaisiste. Léger ». Et au moins, c’est avec le sourire que vous perdrez la partie !

    Crédit photo : Quentin Missault – JK Groupe.

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