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    CS:GO : L’ESL change son règlement pour les bannis

    L’ESL a changé le règlement de ses compétitions Counter-Strike : dorénavant, les joueurs bannis par Valve pourront y rejouer au bout de deux ans. Une mesure qui fait grand bruit au sein de la communauté.

    “Les joueurs CS:GO bannis par le système Valve Anti-Cheat (VAC) ne pourront prendre part au tournoi, sauf si la sanction est appliquée depuis plus de deux ans”. L’information se cachait dans les 44 pages du règlement des IEM Sydney (article 2.5) et a été dévoilée par le site spécialisé HLTV.

    Elle signifie qu’après s’être scrupuleusement pliée à la justice de Valve, l’Electronic Sports League commue la peine prononcée par l’éditeur en une sanction de deux ans. Cette nouvelle règle s’appliquera donc aux IEM Sydney, du 3 au 7 mai prochain, puis à l’intégralité de son circuit (IEM, ESL One et ESL Pro League). La firme allemande devra en revanche se plier à nouveau au règlement VAC si elle organise un tournoi sponsorisé par Valve, comme un Major ; ce qui ne sera pas le cas du prochain ESL One Cologne.

    Cheater, arrête de cheater

    Plusieurs joueurs sont concernés par ce changement de règle, notamment le joueur français Hovik « KQLY » Tovmassian. Banni en novembre 2014 pour usage d’un logiciel tiers, il avait avoué que la sanction était justifiée et pris ses responsabilités. Reconverti depuis dans le streaming, il a répondu à une interview de Flickshot : “Je ne pense pas à l’heure actuelle que cette news change quelque chose pour moi”.

    KQLY à l'ESL One Cologne 2014 sous les couleurs de LDLC. Photo : HLTV.org
    KQLY à l’ESL One Cologne 2014 sous les couleurs de LDLC. Photo : HLTV.org

    L’ESL a beau avoir changé son règlement, ce n’est pas le cas d’autres organisateurs. Marc Winther, responsable des compétitions CS:GO pour le compte de DreamHack, s’y oppose même totalement.

    Avec la multiplication des tournois sur le FPS de Valve, les équipes ont forcément plusieurs objectifs en tête, dont les Majors. Elles ne peuvent certainement pas se permettre de se consacrer exclusivement aux événements de l’ESL. Dès lors, il sera difficile pour les joueurs frappés du sceau VAC de se lancer à nouveau dans une carrière professionnelle.

    Vacation

    Si la mesure est louable -après tout, dans le sport les sanctions à vie restent rares– elle ne manque pas de faire débat au sein de la communauté. Avec cette décision, l’ESL se montre clémente avec les tricheurs mais oublie les joueurs condamnés pour match truqué (aka match fixing).

    Mais d’autres comme Sean Gares, joueur pro chez Misfits, ne l’entendent pas de cette oreille et préférait ne revoir ni les uns ni les autres. L’ESL a fini par réagir par le biais d’un TwitLonger, expliquant que le traitement des différents violations du règlement était complexe.

    Notre règlement n’est pas gravé dans la roche et nous travaillerons avec les organismes concernées à son optimisation.
    Déclaration de l’ESL.

    En travaillant avec des organismes comme l’Esport Integrity Coalition ou l’Agence Mondiale Antidopage, l’ESL montre une volonté de veiller à l’image et l’intégrité de l’esport. D’un autre côté, son rôle et son influence au sein de la WESA reste obscure et questionne beaucoup d’acteurs du milieu.

    Bannière : Montage Hugo Brionne – JK

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