Médias | Canal esport club
Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Dans le lit des pro gamers

    A l’occasion de la 17ème journée du sommeil, nous nous sommes demandés comment les pros de l’esport parviennent à dormir à poings fermés.

    D’après Captain Obvious, dormir, c’est comme manger, c’est vital pour le joueur et ses performances. Mais est-ce facile de trouver le sommeil lorsqu’on vient de vivre une partie éprouvante ?

    “Non !”, déclare Emmanuel ‘MoMaN’ Marquez, ex-pro gamer, streamer et manager de la Team LDLC sur CS:GO. “Pour les matchs officiels il y a beaucoup d’excitation, on joue notre vie ! C’est assez dur d’aller se coucher tout de suite après.” “Ca dépend du résultat du match”, nuance Sébastien “FuriousG” Guérineau, coach des équipes Rainbow 6 chez Vitality. “C’est assez facile de s’endormir après une victoire, mais après une défaite c’est bien plus compliqué.”

    Un joueur de la Team WE en LPL, en 2015. Photo : Riot Games
    Un joueur de la Team WE en LPL, en 2015. Photo : Riot Games

    Ecran noir

    Pour trouver le sommeil, il est conseillé d’éteindre tout écran 1h30 avant de se coucher. Un précepte que les joueurs ont souvent du mal à appliquer, à moins de jouer écran éteint… Le site dédié à la journée du sommeil explique que, la nuit, la lumière émise par les écrans délivre un mauvais message qui perturbe notre horloge interne, rendant le sommeil difficile à trouver et inconstant.

    “On s’endort plus tard et l’on ne dort que d’un œil, alors que le sommeil devrait être un moment de retrait du monde extérieur, de déconnexion totale.”

    “Avant de se coucher, certains ont des rituels, explique MoMan. En ce qui me concerne, quand je coupe mon stream je regarde une série et je m’endors devant. Le mieux c’est de faire du sport pour fatiguer ton corps. Ca m’est déjà arrivé d’aller courir une heure ou deux dehors alors que je n’arrivais pas à m’endormir.” Quant à FuriousG, grand adepte de l’univers de Troy et de bandes dessinées en général, il y trouve un moyen de faire redescendre la pression.

    Moins tu dors, plus t’es fort

    Dormir lorsqu’on se déplace pour une LAN ou un tournoi est souvent bien plus difficile. Décalage horaire, coéquipier qui ronfle, stress… Quand il était coach, MoMaN obligeait ses joueurs à se coucher et à se lever plus tôt que d’habitude deux semaines avant une compétition ! “Cela permet au corps d’être adapté aux horaires de l’événement, de ne pas être décalé.”

    Gaming Paradise 2015
    Une bonne sieste à la Gaming Paradise 2015. Photo : HTLV.org

    Et une fois endormi, le jeu ne hante-t-il pas les rêves ? Le jungler LoL ne fait-il pas des cauchemars après un timer de drake raté ? Le rifler CS:GO revit-il infiniment son dernier clutch ? « Je rêvais des tournois à venir plus que du jeu en lui-même”, confie FuriousG. Pour MoMaN, “c’est rare mais ça m’est déjà arrivé d’incarner mon personnage et de jouer avec mes coéquipiers !”

    Si, comme MoMaN, vous êtes joueur de H1Z1 et rêvez du gaz mortel qui vous poursuit, vous pouvez tester votre sommeil sur le site dédié à cette journée, afin de peut-être l’améliorer !

    Bannière : L’espace sieste de l’Assembly Summer 2014. Photo : Tuula Ylikorpi.

    À la une

    Ne rien manquer de l'actualité ESport

    Best Moves

    Par amour du beau jeu !