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    Fortnite : un tricheur de 14 ans poursuivi en justice

    Epic Games, l’éditeur du jeu Fortnite : Battle Royale, a porté plainte contre un jeune tricheur de 14 ans.

    Fortnite : Battle Royale est un mode de jeu du titre éponyme disponible gratuitement sur PC, PS4 et Xbox One. Tout comme dans PUBG, H1z1 ou DayZ, le but est de survivre le plus longtemps possible sur une carte, seul ou en escouade. Le mode est extrêmement populaire et compte plus de 10 millions de joueurs.

    Pas de pitié pour les cheaters

    Devant ce succès, l’éditeur Epic Games a adopté une politique sévère envers les tricheurs. C’est dans ce cadre que deux récidivistes ont reçu, le 13 octobre dernier, une lettre de mise en demeure. Ils étaient accusés d’avoir enfreint le copyright du jeu en modifiant son code source et risquaient 150.000$ de dommages statutaires.

    Aujourd’hui, nous apprenons que l’un des deux accusés n’est âgé que de quatorze ans. Quatorze, c’est aussi le nombre de fois que ce jeune trublion aurait été banni du jeu. Ce qui ne l’a pas empêché de créer un nouveau compte à chaque fois et de revenir à la charge, logiciels de triche à l’appui.

    Ce jeu de type Battle Royale propose un style davantage proche du cartoon que PUBG.

    Maman, j’me suis fait ban !

    Néanmoins, l’affaire se corse lorsque la mère du garçon vient à son secours en envoyant elle-même une lettre à Epic Games. Dans une argumentation digne des plus grands épisodes d’Ally McBeal, elle informe l’éditeur qu’il est sur le point d’attaquer un mineur en justice.

    Dans un première temps, elle affirme ne pas avoir donné son accord à son fils pour qu’il joue à Fortnite. Or, les conditions d’utilisation du jeu précisent que cet accord est indispensable si le joueur est mineur.

    Ensuite, elle rappelle que le jeu est gratuit (free-to-play). L’argument d’Epic Games selon lequel la triche entraînerait une perte de profit est donc – selon elle – invalide.

    De plus, son bambin n’a pas créé de programme de triche, il s’est contenté de l’utiliser. Il n’a donc pas modifié lui-même le code du jeu.

    Enfin, elle précise que l’éditeur a révélé le nom et le prénom de son fils au public. Cela constitue une infraction à la loi sur la protection de la vie privée des mineurs.

    Image de la mère du jeune tricheur sur le point d’envoyer sa lettre à Epic Games.

    Le fin mot de l’histoire

    Par la suite, Epic Games a réagi au courrier de la mère. L’éditeur aurait en réalité envoyé la mise en demeure suite à la diffusion par le fils d’une vidéo YouTube promouvant un logiciel de triche. Ils ont donc signalé une infraction du copyright.

    Le jeune utilisateur aurait alors effectué une contre-demande afin de maintenir sa vidéo en ligne. La seule solution conforme au DMCA pour retirer la vidéo était donc d’envoyer cette lettre de mise en demeure à l’intéressé.

    Il est donc très probable que cette affaire ne finisse pas au tribunal, les arguments de la mère étant – pour la plupart – solides. Cependant, il est bon de savoir que les éditeurs prennent la triche au sérieux et sont prêts à adopter des mesures drastiques.

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