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    Les Français de Vitality en route pour le Rainbow Six Invitational

    Après une lutte acharnée sur les réseaux sociaux, c’est finalement la Team Vitality qui remporte son ticket pour Montréal pour représenter la France aux côtés de Supremacy.

    La guerre des boutons. Tout commence la semaine dernière. Après avoir confirmé 15 équipes pour leur seconde édition des Invitationals (4 invitées, 5 qualifiées régionales, 3 des Pro League régionales et 3 des play-offs), Ubisoft annonce que la 16ème équipe participante sera choisie par la communauté grâce à une série de votes en ligne. Problème : les organisateurs ont commencé par mettre en place une application dédiée dotée d’un bug plutôt gênant : les utilisateurs pouvaient voter de manière illimitée…. Une solution d’urgence est rapidement mise en place via le royaume des trolls, Twitter.

    Parmi les quatre sondages régionaux postés par le compte officiel @R6ProLeague, celui de l’Europe met en compétition deux équipes Britanniques (Overtime et I don’t Know) et deux Françaises, Millenium et Vitality. Deux organisations avec un sacré passif.

    C’est là que les vrais problèmes commencent. Très vite le procédé fait polémique. Les fans n’ayant pas Twitter se plaignent de ne pas être entendus, alors que ceux qui ont plusieurs comptes pourront faire entendre leurs voix plus d’une fois. L’autre critique concerne le choix d’équipes proposé. La légitimité d’Overtime et Vitality est remise en question, notamment à cause leurs éliminations respectives au premier tour des qualifications européennes.

    Et c’est pas fini. Malgré tout, les deux clubs français prennent rapidement la tête du sondage. Rappelons au passage qu’ils se vouent une concurrence sans merci depuis 2013. Vitality ayant été fondée par l’équipe star de Millenium sur Call of Duty, leurs matchs sont des derbys très attendus. Malheureusement, Twitter est un excellent terreau pour ce type d’affrontement, et un premier post de Vitality met alors le feu aux poudres.

    Cette blague n’est pas du tout au goût de Gaël « Liven » Gruyere, qui suggère de régler l’affaire autour d’un match. D’un coup, la petite guerre de popularité devient le terrain de jeu des trolls. On accuse la présence « d’influenceurs CoD », certains dénoncent les pratiques de chaque équipe dans une ambiance de théories complotistes, et le reste du monde se moque ouvertement de la puérilité des Français. Ces provocations, en plus de donner une mauvaise image de l’eSport français étouffent la parole nombreux fans qui tentent de rappeler au calme et à a civilité.  Le vote se termine finalement en faveur des joueurs au logo d’abeille.

    Final Countdown. L’élection suivante oppose les Français face aux Brésiliens de BRK dans une dernière ligne droite. Et même si les échanges sont plus bon enfant, la bataille subsiste. Les Brésiliens,très impliqués, avaient déjà mis leur grain de sel dans l’élection régionale et quelques uns tentent de diviser à nouveau les joueurs tricolores… sans succès. La mobilisation générale en faveur de Vitality fait sauter les compteurs. Direction Montréal.

    https://twitter.com/Team_Vitality/status/955213533062598657

    Mission accomplie. C’est avant tout à Ubisoft que revient le mérite de cette épopée virtuelle. La stratégie de l’éditeur, un peu cynique, s’avère être un énorme coup de publicité gratuite… au dépend de la crédibilité des communautés. Désormais l’avenir semble radieux pour Rainbow Six Siege; la couverture médiatique cimentant un peu plus le jeu comme un représentant majeur du circuit professionnel. En tout cas, vivement le début de la compétition, histoire que la rhétorique des twittos s’efface devant le talent des joueurs.

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