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    Jay Puryear : « La CWL existe pour soutenir Call of Duty »

    A l’occasion de l’ESWC Winter, qui accueillait le plus grand tournoi européen de l’histoire avec 64 équipes, nous avons interrogé deux figures de la scène Call of Duty : Jay Puryear et Jonas « Oxygen » Ferry.

    Assis devant la scène, Jay Puryear regarde l’équipe OpTic Gaming filer vers la victoire. Il nous l’avait prédit quelques minutes avant la finale : le “Green Wall” écrasera FaZe Clan 3-0. L’équipe de Scump lui a ensuite donné raison.

    Vers l’infini et les USA

    A 52 ans, Jay est directeur du développement chez Treyarch et responsable de l’esport du FPS million-seller. Les champs de bataille le connaissent depuis Call of Duty : World at War. “L’an dernier [au Zénith de Paris], c’était le deuxième événement le plus fou auquel j’ai assisté, après le CoD Championship”, raconte Jay.

    Seth "Scump" Abner, capitaine de l'équipe CoD d'OpTic Gaming, à l'ESWC Winter 2017. Photo : Quentin Missault-JK.
    Seth « Scump » Abner, capitaine de l’équipe CoD d’OpTic Gaming, à l’ESWC Winter 2017. Photo : Quentin Missault-JK.

    Constatant l’enthousiasme des joueurs et spectateurs dans les tournois offline, Activision a changé ses plans. La Call of Duty World League (CWL) passe sur un format faisant la part belle aux LANs. Las Vegas, Atlanta, Sydney ou bien entendu Paris : les tournois sont bien plus nombreux, pour le plus grand plaisir des joueurs. Chacun peut y cumuler des Pro Points qui leur permettront de prendre part à la suite de l’aventure : la Global Pro League. Celle-ci se déroulera dans les studios de la MLG à Columbus à partir du 20 avril. Sur un modèle proche des LCS de Riot Games, il y aura deux saisons entrecoupées de up&down. Les places y seront chères : seize équipes seulement pourront participer.

    “La CWL existe pour soutenir Call of Duty. Ce qui se fait pour CoD, que ce soit du côté de l’éditeur ou de la ligue, existe pour renforcer la communauté elle-même.”
    Jay Puryear, directeur du développement chez Treyarch 

    Si il y en a un à qui cette nouvelle mouture plait, c’est bien Jonas Ferry. A 26 ans, cet ancien joueur pro dirige la branche française de SCUF Gaming. Il est surtout l’un des visages français qui incarne l’esport Call of Duty à travers ses casts. “Je suis vraiment fan du format, s’enthousiasme Jonas ! Les LANs permettent d’avoir un classement juste pour accéder à la ligue finale. Celle-ci rassemble tous les continents, ce qui va peut-être corriger l’écart entre les Américains et les autres, pour finir en apothéose avec un CoD XP.“

    Million Dollar Baby

    Cette année, Activision a mis quatre millions de dollars sur la table de la CWL, dont 700.000 pour chacune des saisons de la GPL. Une partie du cashprize est garanti aux équipes participantes : 3000$ par joueur et par saison. “Parce que cette carrière est ambitieuse, nous voulons donner aux joueurs la possibilité de gagner leur vie sans compter uniquement sur le cashprize final”, nous explique Jay. Derrière cette ligue se profile une volonté de stabiliser la scène du FPS console le plus célèbre sur le long terme.

    Les casters emblématiques de l'ESWC Call of Duty : Jonas "Oxygen" Ferry et Olivier Morin. Photo : James Cao-ESWC
    Les casters emblématiques de l’ESWC Call of Duty : Jonas « Oxygen » Ferry et Olivier Morin. Photo : James Cao-ESWC

    Autre aspect très en vogue pour consolider l’économie d’un titre : les achats en jeu. Le joueur lambda peut acquérir des Call of Duty Points qu’il peut échanger contre des bonus. Si les éditeurs de CS:GO et consorts reversent une part des profits directement aux joueurs et équipes, Activision n’a pour le moment pas détaillé la répartition de ces gains. Selon le dernier rapport financier de l’éditeur, ceux-ci s’élèvent à 3,6 milliard de dollars en 2016 (jeux Activision-Blizzard), soit plus du double de l’année 2015 ! En ce qui concerne CoD, le Season Pass aura même battu des records de vente.

    Command & Conquer

    Actuellement, la CWL se limite à l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Océanie. “Nous sommes très chanceux car nous avons beaucoup de fans dans le monde entier, constate Jay. Pour nos deux premières années, nous avons voulu nous concentrer sur les régions de notre fanbase mais nous voulons vraiment nous étendre ailleurs !”. Les équipes brésiliennes ont déjà eu l’occasion de participer au CoD Championship, ce qui est plus difficile pour celles venues d’Asie. Espérons que Activision corrige le tir. Et une nouvelle étape de la CWL en France l’an prochain ? “Je n’ai pas encore regardé dans ma boule de cristal !”, s’exclame le quinquagénaire, tout souriant.

    Jay Puryear sur la scène de l'ESWC Winter après avoir remis le trophée à OpTic Gaming. Photo : Quentin Missault-JK
    Jay Puryear sur la scène de l’ESWC Winter après avoir remis le trophée à OpTic Gaming. L’équipe américaine remporte l’ESWC pour la troisième année consécutive. Photo : Quentin Missault-JK

    Bannière : Jay Puryear et Jonas « Oxygen » Ferry à l’ESWC Winter 2017. Photo & Montage : Quentin Missault & Hugo Brionne-JK

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