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    OWL – La frontière entre jeu et travail

    La carrière de pro-gamer en fait rêver plus d’un. Mais les heures passées devant son jeu de prédilection ne sont pas sans conséquence sur les joueurs. Sous le poids de la pression, problèmes de santé et troubles mentaux semblent devenir monnaie courante, en particulier à l’Overwatch League.

    Quand est-ce qu’on joue, et quand travaillons-nous ? Si pour la majorité d’entre nous, la réponse à cette question est claire, elle fait débat chez les professionnels de l’esport. Et en particulier à l’Overwatch League. Si la perspective de passer ses journées à jouer fait rêver des amateurs, les pro-gamers ne sont pas toujours de cet avis. Durant cette saison inaugurale, de nombreux joueurs ont raconté avoir été victime de burnout et de dégradation de la santé.

    Hwang « EFFECT » Hyeon, le DPS des Dallas Fuel, n’a notamment plus supporté la pression, et est revenu en Corée du Sud pour le reste de la saison. Mais la crise ne se limite pas aux joueurs. Vytis « Mineral » Lasaitis, ancien coach des Florida Mayhem, a abandonné son poste pour cause de burnout. Mineral a d’ailleurs affirmé qu’ « il était difficile pour les joueurs de rentrer chez eux pendant les pauses, sauf s’ils étaient prêts à sacrifier l’entraînement et risquer d’échouer derrière ».

    La pression de la compétition

    Les Shanghai Dragons s’étaient exprimés au sujet de leur programme. Douze heures d’entraînement par jour, pendant six jours. Bien sûr, entrecoupées de pause, mais ça reste tout de même un volume important. Ce qui n’inclut pas les deux matchs par semaine. Confinés dans des gaming houses, le stress ne contribue pas à améliorer leur état physique et mental. Et les sessions de détente peuvent être détournées par la phrase « si je ne m’entraîne pas, je ne pourrai pas maintenir mon niveau ».

    La scène compétitive d’Overwatch fait tout de même partie de celle offrant une véritable professionnalisation à ses joueurs. Assurance médicale, plan de retraite, salaires,… Cependant, aucune infrastructure n’a été mise en place pour soutenir mentalement et physiquement les joueurs. Pour eux, tout le problème se trouve dans cette distinction entre jeu et travail. Et si, dans ce cas-là, notre jeu devient notre travail, que nous reste-t-il pour nous amuser ?

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