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    PS League – Sony et Micromania sur le basket

    Avec la licence de jeu de basket de 2K Games, Sony continue à enrichir son offre sur la Playstation League, en ouvrant les portes à l’e-Cup France.

    NBA 2K18 s’offre un championnat français sur la plateforme dédiée à l’eSport de Sony, en exclusivité pour les joueurs de Playstation 4. C’est donc en partenariat avec Micromania Zing que démarre l’e-Cup France, dont le coup d’envoi est prévu pour le 10 février pour les qualifications offline, et le 1er mars pour de l’online sur PS League. Les six tournois offline se dérouleront dans les magasins Micromania Zing, et seront totalement gratuits, pour ceux ayant les tripes de s’affronter sur les parquets de la plus populaire des licences de jeu de basket.

    Après FIFA, PES et Gran Turismo, Sony poursuit donc sa stratégie de mise en avant des sports « traditionnels » comme disciplines eSportives grâce à son partenariat en France. Un risque intéressant, dans la mesure où ce type de jeu ne bénéficie pas de la même popularité que d’autres, comme League of Legends, Hearthstone ou encore Counter Strike, pour ne citer que les plus connus. Bien sûr à quelques exceptions près, comme FIFA, dont les championnats du monde arrivent tout de même à se positionner dans le top 5 des événements les plus suivis sur Twitch lors de leur diffusion.

    Le sport pas de l’eSport ?

    On pourrait facilement se laisser aller à dire que les jeux de sport ne sont pas aussi populaires parce qu’on n’a pas assez de tournois autour, mais c’est précisément l’inverse. Dans le domaine de l’eSport, les licences tirées de sport réel ont toujours eu du mal à percer. Non pas qu’ils ne sont pas populaires en tant que jeux vidéo. Mais plutôt qu’ils sont trop réalistes en termes d’expérience de jeu. En effet, on peut se demander pourquoi regarder une simulation si on peut avoir la réalité.

    Le propre même des jeux vidéo, et plus particulièrement de l’eSport, est de proposer une expérience en décalage avec l’existant. Voir quelque chose que l’on ne peut avoir dans le monde réel, c’est ce qui donne son intérêt aux jeux vidéo. L’expérience n’en devient que plus palpitante lorsque nous ressentons les mêmes émotions devant une finale de Coupe du monde de foot qu’à l’International de Dota 2. En d’autres termes, League of Legends n’existe pas, et c’est pour ça que nous l’aimons.

    Un public différent

    Notons par ailleurs que les fans de jeux de sport sont principalement des aficionados du sport en question, contrairement à d’autres jeux qui n’ont pas de point de référence dans la vie réelle. Leur public jouerait donc à FIFA, mais regarderait avec plus d’attention et de plaisir la Ligue 1, plutôt qu’un match virtuel. L’offre existe déjà en tant qu’expérience vivable, palpable, ce qui rend difficile de la dématérialiser. Et plus le jeu est réaliste, moins il devient intéressant sur la scène eSportive professionnelle. Comble de l’ironie, c’est leur qualité qui devient leur défaut. Si l’eSport devient peu à peu reconnu comme un sport, le sport a dû mal à s’affirmer comme de l’eSport.

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