Médias | Canal esport club
Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Que choisir ? Streaming VS Esport

    Cette semaine, Riot Games avait élégamment déclaré qu’il trouvait le sport compétitif sur son jeu ennuyant. L’eSport doit-il être aussi fun à regarder que le stream d’un joueur ? Qui mérite le plus d’intérêt ?

    On pourrait répondre vite fait en disant « les deux », et tout de suite mettre fin au débat. Aussi, on va essayer de pousser la discussion un peu plus loin, sans pour autant tomber dans des réflexions philosophiques et dans la métaphysique des mœurs. Pour être plus précis dans la question, qu’est-ce qui nous fait aimer un jeu et nous donne envie de le suivre ? Regarder les shoutcasters de Riot Games durant une finale des LCS, ou la Stream Team de Domingo qui mélange leur jeu et leurs délires ?

    Pas si simple. On va tout de suite poser les bases. Ici, lorsqu’on va parler de streaming, on évoque le joueur qui se filme devant sa caméra et retransmet sa session de jeu, hors de toute compétition eSportive. L’eSport, donc, ne sera pas considérée comme du stream (même si c’est diffusé sur Twitch, etc…).

    Le skill et le fun

    L’un n’empêche pas l’autre. Mais il faut dire que les objectifs ne sont pas les mêmes. Les streamers jouent pour le plaisir. Pas d’enjeu en soi. Mais comme l’a dit Domingo, « ce n’est pas forcément cool pour le viewer s’il n’y a pas le niveau ». Alors oui, le public attend de la performance. Et on adore voir Ninja enchainer les tops 1 sur Fortnite. Mais c’est encore plus jouissif de voir Nightblue exercer l’art du trolling à son summum avec ses Zilean jungle.

    A l’inverse, l’eSport, c’est d’abord de la compétition. Et donc de la performance mise en avant. Le spectacle se fait sur la qualité des plays, et non sur le niveau de clownerie que les joueurs sont capables de dégager. Après, c’est toujours agréable de voir des fails, mais, encore une fois, ce n’est pas le but premier d’un tournoi. Le sérieux est donc plus au rendez-vous.

    Question de timing

    Point très important dans le plaisir du visionnage. Les compétitions sont plus passionnantes lorsqu’elles sont regardées en direct. Après tout, l’un des intérêts d’un sport, c’est de ne pas connaître le résultat à l’avance, et de frissonner lorsqu’il ne reste plus qu’un joueur dans son équipe favorite, alors que la team adverse s’approche avec une armée de AK. Un match d’eSport perd de sa valeur à mesure que l’on attend pour le regarder. On ne dit pas que les VOD ne sont pas intéressantes. Mais dans un monde où les résultats tombent aussi vite que la pluie d’automne, difficile d’apprécier le programme de la même façon si on a raté le direct. Surtout avec des titres de vidéo YouTube qui spoilent le résultat final.

    Et encore une fois, le streaming, c’est l’inverse. C’est une activité qui marche d’ailleurs plus sur la VOD que le direct. Tutos, condensés,… De beaux montages bien colorés avec de belles musiques comme le fait si bien l’éditeur de NightBlue. Mais le direct est tout de même la définition première du stream. Et lors de ces sessions, on profite plus de l’expérience du joueur en question que dans la retransmission. Ce qui nous amène à un autre point.

    La voix ou le jeu

    Point essentiel. L’immersion. Là, tout se joue sur l’incarnant. Le shoutcaster, comme son nom l’indique, commente. Il regarde le match des professionnels, et décrit ce qui se passe en donnant son avis. A ce niveau-là, Phreak et ses amis sont excellents. Ils font vivre l’expérience, au point qu’il peut nous arriver de suivre un match sans pour autant regarder l’écran. Les commentaires de ces showmen étant suffisants pour comprendre ce qui se passe. Toujours essayer d’éviter les blancs entre les grandes actions pour ne pas perdre l’attention.

    Du côté des streamers, c’est radicalement différent. Le public vit le jeu à travers le regard du joueur. Et ça change tout. On n’est pas en train que c’est mieux ou pire. C’est une autre vision, qui permet de ne pas avoir l’avis d’un tierce, mais directement de la personne ayant réalisé l’action et vivant l’expérience elle-même. De plus, les streamers partagent et échangent avec leur communauté grâce au tchat. Mais il peut aussi vite devenir ennuyeux, si le jeu devient trop passif, et qu’il n’est pas capable de faire remplir les blancs. Par contre, le stream est tout de même l’activité idéale pour créer de l’empathie, car il rapproche les joueurs et leurs fans. Et l’appréciation est souvent un facteur déterminant pour savoir si on suivra un streamer ou non.

    Au final, même si les deux visent les joueurs, ils n’ont pas la même offre, et de ce fait pas directement la même cible. Certains préfèreront le frisson d’une même teamfight aux LCS, alors que d’autres prendront leur pied en regardant la rage de Tyler1. Il est évident que les deux jouent un rôle majeur dans la popularité d’un jeu. Mais le choix de l’un ou de l’autre dépendra de l’appétence de tout un chacun. Alors l’eSport chiant ? Plutôt différent de leurs attentes. On peut aimer les deux, et ce n’est pas l’éditeur qui dira le contraire.

    À la une

    Ne rien manquer de l'actualité ESport

    Best Moves

    Par amour du beau jeu !