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    SKT au fond – La fin d’un règne ?

    Sur une 5e défaite consécutive, les (ex-)rois ne peuvent que baisser les yeux. Après une fin 2017 douteuse, les coréens de SKT connaissant un début de saison douloureux. Retour sur le parcours de cette équipe de légende. Sa vie, son œuvre.

    C’est arrivé. Pour la première fois depuis sa création, l’équipe SKT se retrouve dernière du championnat coréen de League of Legends. Après sa défaite contre Afreeca Freecs, la structure portée par Lee « Faker » Sang-hyeok rejoint MVP au fin fond du tableau. Choc pour certains, inévitable pour d’autres, il n’empêche qu’il s’agit d’un événement en soi.

    Voir les triple champions du monde en perte de vitesse était prévisible, mais de là à se placer bon dernier à la fin de la troisième semaine de championnat… Il y a de quoi se poser des questions sur cette soudaine chute de performances en-dessous du seuil de tolérance. Une situation invraisemblable qui mérite explication.

    L’avènement des dieux

    Depuis 2013, SKT règne sur la scène compétitive du jeu de Riot Games, confirmant la domination de la Corée à l’international pour les années qui vont suivre. Débarqués de nulle part, leur succession de victoires va faire grandir leur popularité auprès des fans, et faire d’eux les favoris à chaque tournoi auxquels ils participent. Et si l’équipe ne remporte pas toutes les compétitions, leurs performances restent mémorables.

    Le jeune prodige Faker reçoit le titre de « God », et le coach Kim « kkOma » Jeong-gyun est le premier non-joueur immortalisé par Riot à travers le skin de balise à son effigie pour leur 4e sacre aux championnats du monde en 2016. Les changements successifs de leur roster ne semblent pas les affecter. SKT est reconnue comme la meilleure structure de tous les temps, et on ne peut plus imaginer un monde sans les succès des dieux de l’eSport.

    Le début de la fin

    Même s’ils ne sont pas allés aux Worlds de 2014, ils n’ont pas enregistré de performances catastrophiques au championnat coréen.  C’est en 2017 que l’équipe de Faker montre vraiment les premiers signes de fin de vie en étant menés 2-0 par la structure britannique Misfits Gaming aux quarts de finale des Worlds. Depuis, c’est une hécatombe. 3-0 contre les coréens de Samsung Galaxy en finale, puis une défaite cuisante contre le championnat chinois LPL durant les All-Stars. Du jour au lendemain, SKT enchaîne les défaites, jusqu’à faire douter sur la suite que prendra la structure. Mais pourquoi un tel retournement de situation ?

    A la fin de saison 2017, nous pouvions dire « les chinois montent en puissance, c’est la fin du règne coréen ». Et pourtant, le drame n’est pas que de l’ordre de l’international. Ce début de saison atteste d’un mal-être interne, qui n’est pas (ou peu) dû à l’accélération chinoise. Une baisse de régime ? Un roster déséquilibré ? Cette deuxième hypothèse semble aller dans le bon sens, les SKT enchaînant les stratégies « exotiques », jusqu’à devoir faire appel à leur support Wolf pour prendre le rôle du jungler. Si cette stratégie n’est pas rare en compétition, elle reste tout de même étonnante venant d’une équipe aussi constante, qui semble devoir faire des choix difficiles histoire de gratter quelques kills.

    Une fin logique ?

    Un proverbe nous dit que chaque vague finit par chuter. En d’autres termes, rien n’est éternel. La fin du règne de SKT est donc juste dans l’ordre naturel des choses. Au final, il pourrait ne pas y avoir d’explications logiques, à part la baisse de performance de l’équipe face à des adversaires qui ne cessent de s’améliorer pour enterrer l’héritage des SKT. L’équipe subit la pression de ses adversaires, et n’arrive plus à imposer son jeu. La concurrence les pousse à s’adapter, eux qui sont habitués à créer. Il n’empêche que la chute reste brutale, et que l’on espère que ces « fan favorites » sauront retourner la tendance. Après tout, l’important n’est pas la chute, mais l’atterrissage.

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