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    WTF : un spray nasal pour guérir l’addiction aux jeux vidéos

    Des chercheurs finlandais s’apprêtent à tester un spray censé diminuer l’envie de jeu vidéo chez les drogués de la manette.

    Vous reprendrez bien un peu de Naloxone ? Mais si, vous savez, ce produit autorisé sur le marché français depuis juillet 2017… Avant tout utilisé pour les overdoses d’opiacés grâce à son effet antagoniste, il pourrait avoir d’autres utilités étonnantes. Concrètement, la Naloxone s’attache aux même récepteurs que l’héroïne, l’opium ou la morphine, ce qui les empêche de se fixer.

    Sa version la plus populaire est un spray nasal. ça vous parait bizarre? C’est normal. Le nez malgré sa forme étrange est un organe essentiel, du coup de très nombreux vaisseaux sanguins y passent. Avec la bonne pression, un produit passant par là infiltre très facilement l’organisme. Cette particularité humaine est très pratique pour les soigneurs. Ça permet d’agir vite, et sans s’embarrasser de méthodes trop invasives comme la fameuse piqûre d’adrénaline de Pulp Fiction, plantée dans le coeur.

    Bonne nouvelle, si vous êtes héroïnomane et pathologiquement attaché à vos jeux vidéos, le remède pourrait très bien être ce fameux médicament. C’est en tout cas le postulat d’une étude finlandaise qui prendra bientôt place.

    Prochain badge de participation à l’AGDQ?

    L’expérience part du principe que la Naloxone aura un effet similaire sur les drogués au gaming, non pas à cause de la ressemblance entre de la poudre blanche et une cartouche de Mario Kart, mais parce que l’addiction au virtuel dépendrait du même circuit neuronal que la morphine et ses copines. Le circuit de récompense, ou circuit dopaminergique, est une fonction essentielle de notre cerveau jouant un rôle dans la mémorisation de tâches complexes et le sentiment de gratification. On connaît depuis longtemps le rôle prépondérant de ce circuit dans les addictions diverses, de concert avec celui produisant de la sérotonine, une substance liée au contrôle des impulsions.

    « Le spray nasal agit en quelques minutes« .

    Science B*tch! Si la Naloxone aide contre l’opiomanie, et que cette dernière suit le même chemin dans notre crâne que Street Fighter, alors le même médicament devrait faire effet. C’est en tout cas ce qu’affirme Hannu Alho, professeur de toxicologie à l’institut national de la santé et du bien être de Helsinki.  « Jouer répond à un comportement très impulsif (…). Le besoin de jouer est immédiat, c’est pour cette raison que nous cherchons un médicament à effet rapide (…). Le spray nasal agit en quelques minutes« .

    Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas ici de guérir les malades en un coup de spray, mais d’avoir à portée de main un médicament qui limite l’envie compulsive de jouer. Pour vérifier cette théorie, Ahlo testera la Naloxone sur 130 participants.

    Le visage de l’addiction

    Rappelons que cette étude n’est pas la première. D’autres avaient utilisé des gélules garnies d’un voisin de la Naloxone, mais le produit n’agissait qu’environ une heure après la prise. Pour contrôler les impulsions immédiates, on a vu mieux.

    A point nommé. Cette étude est un nouveau signe que l’addiction aux jeux est prise plus au sérieux, et elle n’est pas seule. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) devrait normalement l’inclure dans sa nouvelle classification internationale des maladies (CIM-11). Aujourd’hui, la seule addiction non médicamenteuse officiellement reconnue est celle aux jeux d’argent, présente dans le DSM 5, bible de tout psychologues et manuel des maladies psychiatriques. Certaines mauvaises langues n’y verrons pas de coïncidence, tant la culture des loot boxes rend les deux loisirs similaires.

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