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    Clash à la PGW : Supercell marque un point

    Invité surprise de l’ESWC 2016, Clash Royale suscite un intérêt massif : plus de 6000 joueurs ont pris part aux qualifications, et seulement 112 ont décroché une place pour la Paris Games Week.

    Supercell projette son jeu pour en faire la référence compétitive mobile. Pour autant, Clash Royale est-il un jeu esport ? L’équipe du CEC tente d’y répondre et vous emmène dans le Hall 3 de la Paris Games Week, au coeur du tournoi ESWC.

    Pour Vosketal, Youtuber français spécialisé sur Boom Beach et Clash Royale, ce dernier est parfaitement taillé pour l’esport : “De mon point de vue, à partir du moment où il y a un classement et que les joueurs participent à des compétitions pour être les meilleurs, on peut considérer ça comme de l’esport. Il y a des équipes, des tournois comme l’ESWC et aussi au sein même du jeu !” Avec une campagne marketing agressive, Clash Royale n’est pas passé inaperçu lors de son lancement le 2 mars 2016. Si la communauté des joueurs s’en est très vite emparé, les retours sur l’aspect pay-to-win ont été cinglants. Mais l’éditeur a bien compris ce qu’il était nécessaire de faire pour accroître le potentiel esport du jeu : des modes replay et spectateur sont rapidement intégrés, et un premier tournoi est organisé à Helsinki, avec 15 000$ de cashprize et une scénographie impressionnante. Pour les compétitions, les cartes ont un niveau d’expérience limitée, ce qui permet de réduire l’écart entre le joueur qui a investi financièrement et celui qui préfère être patient pour ouvrir des coffres de récompenses.

    Jean-Pierre GLITZA, joueur allemand de Clash Royale à l'ESWC 2016. Photo : Quentin Missault - JKTV
    Jean-Pierre GLITZA, joueur allemand de Clash Royale à l’ESWC 2016. Photo : Quentin Missault – JK

    “Un joueur qui aura toutes les cartes aura forcément un avantage dans la diversité de ses decks, constate Vosketal. Mais ce qui importe le plus, c’est la maîtrise de la carte, pas simplement son niveau, et savoir utiliser ses combos au bon moment. Il n’y a pas de secrets, il faut s’entraîner !” Un point sur lequel le rejoint iBosniak, compétiteur à l’ESWC : “Les grosses compétitions commencent maintenant. Elles sont intéressantes car il n’y a que le skill du joueur qui compte alors que dans le ladder, il y a le niveau des cartes. Ici, on peut se concentrer sur la gestion de l’élixir (la ressource du jeu, ndlr) et de ses unités. Il est possible de contrer une carte qui vaut six avec une de deux, simplement en la plaçant bien sur la carte et au bon moment, pour qu’elle prenne l’aggro par exemple. Tout est une question de contrôle.”

    A 32 ans, cet ex-joueur de Warcraft 3 et adepte de PvP sur plusieurs MMORPG a pris les couleurs d’une des plus anciennes équipes françaises, aAa : “C’est un pilier de l’esport depuis plus de dix ans ! J’étais toujours assis devant la scène avec le rêve de les rejoindre. Là, j’ai eu cette opportunité de passer de l’autre côté ! Je suis bien placé dans le classement français, souvent dans le top 15. Je pourrai certainement faire mieux mais j’ai une vie à côté qui m’occupe.” Ancien chef d’entreprise, il a tout plaqué pour devenir conducteur de chiens de traineaux professionnel. Son entraînement avant l’ESWC ? Partir une semaine dans la forêt pour s’occuper d’une meute de cinquante canidés et se vider la tête. “J’ai repris le jeu deux jours avant le tournoi, et je m’aperçois que je suis même meilleur qu’avant mon break, s’amuse-t-il.”

    Si il avait fait une croix sur l’esport pendant quelques années, Clash Royale lui a redonné le goût de la compétition. Ses résultats lors de tournois ESL l’ont convaincus de continuer, le temps de terminer son apprentissage de musher. Quant à savoir si le jeu à sa place dans l’esport, pour lui aussi la réponse est oui, à condition que Supercell ne change pas la limite de niveaux des cartes, car il estime que le ladder ne signifie pas grand chose. “J’ai quitté beaucoup de clans français qui n’étaient intéressés que par le nombre de mes trophées. Le joueur, l’humain, ils n’en avaient rien à faire et du coup ça ne m’intéressait pas, conclue iBosniak.”

    iBosniak a revêtu les couleurs de aAa pour le tournoi Clash Royale à l'ESWC 2016. Photo : Quentin Missault - JKTV
    iBosniak a revêtu les couleurs de aAa pour le tournoi Clash Royale à l’ESWC 2016. Photo : Quentin Missault – JK

    N’en déplaise aux vieux briscards de l’esport, Clash Royale fait maintenant partie du paysage compétitif avec une forte communauté pour le soutenir. Les inscriptions pour le tournoi ESWC ont rencontré un succès fulgurant, les inscriptions pour les Qualifiers d’une capacité de mille places ont rapidement été complète !

    Mais ce succès est pour l’instant à modérer : seules deux compétitions d’envergure ont eu lieu pour l’instant. L’éditeur ne doit pas se relâcher s’il veut continuer sur sa lancée. Quant au skill cap et à l’adage “Easy to play, hard to master”, il est relatif par rapport à un jeu en équipe tel CS:GO ou LoL. “Le principe du jeu est acquis en moins de cinq minutes, explique Vosketal. Mais la maîtrise d’un deck prend des semaines, on n’arrive pas dans le top par magie ! Puis c’est un jeu universel. Moi je ne suis pas un très grand joueur, mais j’arrive à comprendre le fonctionnement, et surtout, je m’amuse !”

    Alors au final, esport ou pas esport ? Si l’équipe du CEC est en grande partie issue de l’univers Warcraft 3, et donc des vieux briscards, elle ne peut que reconnaître l’aspect compétitif du jeu. Nous vous laissons vous faire votre propre avis en assistant demain, dimanche 30 octobre, aux phases finales sur la grande scène de l’ESWC, en live ou sur le stream !

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