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    L’esport pour les assistés

    En leur qualité de vieux briscards, les membres de la rédac’ du CEC ont connu les heures sombres de l’esport. Une époque où les build orders n’étaient pas détaillés en 800 exemplaires sur YouTube, où les objets à acheter n’étaient pas référencés dans des guides sur 60 sites différents. Une époque où le coaching n’existait pas vraiment. Remontons le temps.

    T’es bon, tu montes

    Au début des années 2010, l’avènement de titres majeurs comme League of Legends ou StarCraft II a popularisé l’esport. Afin de séduire le plus grand nombre, les éditeurs ont recours à des procédés simples, comme la segmentation des classements par niveau (Bronze, Argent, Platine…).

    La grande majorité des joueurs ont dès lors conscience qu’ils ne deviendront jamais professionnels. Mais l’ajout de tels paliers et la promesse d’atteindre une division supérieure encouragent le joueur à se dépasser.

    Cet état de fait crée alors chez lui un besoin : comment passer de la ligue Argent à la Ligue Or ? Quels sont les bons réflexes à adopter, les erreurs à ne pas commettre ? Pour répondre à ce besoin, des personnalités comme Day[9] réalisent des tutoriels vidéo.

    À l’image d’eGG-one school en France, des sites de coaching font également leur apparition. Moyennant finance, le joueur lambda peut désormais s’offrir les services d’un professeur particulier.

    Ces outils sont autant de coups de pouce qui permettent aux joueurs de progresser au quotidien. La plupart des cas cités ci-dessus impliquent une volonté pédagogique que l’on peut retrouver dans un sport, par exemple. Si vous voulez progresser, il faut tout de même vous renseigner, étudier, et parfois un peu transpirer.

    Idiocracy

    Mais aujourd’hui, de multiples logiciels existent pour accompagner les joueurs dans leurs parties. Sur Hearthstone par exemple, plusieurs programmes permettent d’automatiser la création de decks et de tenir le compte des cartes restantes pendant la partie.

    Même chose sur League of Legends avec LOLSumo. Une fois synchronisée à votre partie, cette application vous recommande en temps réel les bons objets à acheter, les tendances de vos adversaires et y va même de son petit conseil personnalisé.

    « Attention, la Caitlyn en face utilise des runes de critique ! Tu risques de te faire pincer très fort ! »

    Et c’est une affaire qui marche, à en croire l’imposante levée de fonds (6 millions de dollars) de DOJO Madness (la startup berlinoise à l’origine de cette application). L’entreprise possède également DOTASumo & OVERSumo, deux concepts similaires sur Dota 2 et Overwatch.

    Même s’ils ne jouent pas littéralement à votre place, ces logiciels servent de béquilles. Ils limitent la prise de risque et apportent des informations parfois essentielles à la victoire (perte d’un Flash sur LoL, cartes restantes sur Hearthstone…). Encore plus que les sites comme LoLKing ou Hearthpwn, qui donnent des builds ou des listes pré-mâchés, ces utilitaires travaillent partiellement à votre place.

    Ils sont symptomatiques d’une époque où l’instantané prime, où on aime bien être un peu conseillé, un peu orienté. N’oubliez pas qu’aucun d’entre eux ne vous fera progresser sur le plan des mécaniques de jeu. Expérimentez, mouillez-vous, n’ayez pas peur de faire des erreurs, car c’est comme ça qu’on apprend !

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