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    Point Tech : comment choisir sa souris

    Qu’il mette des headshots, des Q spells ou qu’il dirige un essaim de zergs, le joueur PC est toujours armé de sa souris. Le CEC vous donne quelques conseils pour bien la choisir.

    Adopter une souris relève du parcours du combattant : résolution, design, usage… Le Canal Esport Club vous propose un mini-guide de survie.

    Etape 1 : Et toi, à quoi tu joues ?

    Répondre à la question de Jean-Claude Van Damme, c’est essentiel. Si comme lui vous jouez à World of Warcraft, vous aurez certainement besoin d’une souris bardée de boutons pour lancer vos instants pyro ou un sheep. Même chose pour le joueur de MOBA, avec son inventaire rempli d’objets, ou le joueur de RTS qui aime avoir son build order sous le pouce. En revanche, si comme Shaquille O’Neal vous préférez les FPS, votre attention devra plus se porter sur la qualité du capteur que sur le nombre de boutons. Cinq sont largement suffisants pour le Quaker fou.

    La Steelseries Rival 500 est la souris qui propose le plus de boutons dans la gamme actuelle du constructeur. Photo : Quentin Missault - JK
    La Steelseries Rival 500 est la souris qui propose le plus de boutons dans la gamme actuelle du constructeur. Photo : Quentin Missault – JK

    Etape 2 : Une histoire de forme

    Une forme de souris non-adaptée à la main peut amener un joueur qui multiplie les heures d’entraînement à la blessure. Pour éviter toute forme de tendinite ou syndrôme du canal carpien, redoubler d’attention quant à sa forme. Concernant la taille, le site Rocket Jump Ninja, spécialisé en test de matériel et dirigé par un joueur de Quake, recommande de choisir une souris qui mesure 60% de la largeur et de la longueur de la main.

    Votre manière de tenir une souris et sa forme sont eux aussi des facteurs déterminants. Sauf si vous jouez le mulot collé au dessous de la table, il existe trois manières de le tenir : Fingertip Grip, Palm grip et Claw grip. La première consiste à diriger sa souris avec le bout des doigts, la deuxième en l’englobant avec la paume de la main, tandis que la dernière est un mix des deux.

    Amis gauchers, si la plupart des souris sont dessinées pour droitiers, quelques modèles sont ambidextres.

    La Logitech G900 Chaos Spectrum est une souris ambidextre. Il est possible d'ajouter deux boutons de chaque côté. Photo : Quentin Missault - JK
    La Logitech G900 Chaos Spectrum est une souris ambidextre : il est possible d’ajouter deux boutons de chaque côté selon votre main. Fournie avec un câble et un dongle sans-fil, elle laisse le choix au joueur. Photo : Quentin Missault – JK

    Autre critère physique : le poids. Une souris de moins de 100 gr est recommandé : personne n’a envie de soulever une brique lorsqu’il fait un 360 no scope ! Enfin, la question peut se poser : sans-fil ou filaire ? De manière générale, les souris filaires ont un meilleur temps de réaction. Même si de nouvelles technologies tendent à l’améliorer, reste le problème de l’autonomie. Risquer de tomber en panne de batterie au beau milieu d’une partie est à prendre en compte.

    Etape 3 : May the DPI be with you

    Qui dit souris, dit DPI ! La résolution, mesurée en “dots per inch” (pixels par pouces), est souvent la caractéristique mise en avant dans le marketing souricien, qui vante des produits allant jusqu’à 16 000 DPI.

    Pour simplifier, plus la résolution est élevée, plus votre souris détecte avec précision le moindre de vos mouvements. Pour autant, il existe de très bonne souris à moins de 4000 dpi. Le vrai facteur à prendre en compte étant le modèle de capteur. Rocket Jump Ninja recommande les références 3360, 3988 et 3310, mais met à disposition son top 40 de souris, dont certaines équipées d’un autre modèle.

    La Venator de Ninox possède un capteur type 3360. Photo : Quentin Missault - JK
    La Venator de Ninox possède un capteur type 3360. Photo : Quentin Missault – JK

    Etape 4 : La glisse

    Tel Brice de Nice, ce qui compte c’est la sensation de glisse. Si le tapis de souris y joue un grand rôle, les patins situés sous la souris aussi. Leur durée de vie est donc à prendre en compte et se compte en centaine de kilomètres. Pour les plus scientifiques, certain constructeurs fournissent les coefficients de frottement.

    La Logitech Pro a une durabilité estimée à 20 millions de clics et 250 km de distance. Nous vous encourageons à faire un Paris-Calais à pied. Théoriquement les patins devraient lâcher sur l'A26 à hauteur de Thérouanne. Photo : Quentin Missault - JK
    La Logitech Pro a une durabilité estimée à 20 millions de clics et 250 km de distance. Nous vous encourageons à faire un Paris-Calais à pied. Théoriquement les patins devraient lâcher sur l’A26 à hauteur de Thérouanne. Photo : Quentin Missault – JK

    La longévité des boutons est aussi à prendre en compte et se mesure en millions de clics. Elle dépend des switchs, le système de ressort situé sous chaque bouton. Les plus réputés sont les Omron, mais des constructeurs ont leur propre recette, comme Steelseries.

    Etape 5 : Pimp my mouse

    “Oh la belle bleue !”. Que le gamer qui n’a jamais succombé un jour à l’appel des LED nous jette la première souris. Décoratif la plupart du temps, les couleurs peuvent apporter une information en jeu (comme la Steelseries Rival 300 CS:GO). Toujours chez Steelseries, les Rival 500 et 700 intègrent un moteur qui permet de faire vibrer la souris selon les sorts utilisées et leur timer. Certains modèles sont modulaires, comme la ROCCAT Nyth, ou peuvent accueillir des poids pour “équilibrer” votre périphérique et sa prise en main.

    La Steelseries Rival 700 intègre un écran personnalisable qui peut aussi donner des informations en jeu. Photo : Quentin Missault - JK
    La Steelseries Rival 700 intègre un écran personnalisable qui peut aussi donner des informations en jeu, comme le KDA sur CS:GO. Photo : Quentin Missault – JK

    Les logiciels de chaque constructeur sont de plus en plus complet. Ils permettent de paramétrer toutes les fonctions précédemment citées mais aussi d’affiner la sensibilité, l’accélération ou le lissage et affecter des macros aux boutons. Pour les pros, passer par un logiciel peut être contraignant, surtout pour un déplacement en tournoi où il faudra le réinstaller sur chaque PC où vous jouerez. Certaines souris permettent de faire vos réglages grâce à une combinaison de boutons, comme Ninox avec son modèle Venator, et se passe donc totalement de logiciel tiers.

    Nous ne le dirons jamais assez, ce qui compte avec votre souris c’est la sensation et le confort. Si les détails techniques peuvent être des critères de sélection, il faut avant tout tester et jouer pour trouver le mulot parfait à votre main. Matériau, petites loupiotes et vibration n’augmenteront pas significativement votre capacité à coller des headshots, même s’ils sont là pour vous faciliter la vie !

    Bannière : Logitech G900 Chaos Spectrum, Ninox Venator, Steelseries Rival 500. Photo : Quentin Missault – JK

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