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    Vainglory Worlds

    Pour l’honneur et Vainglory

    Clash Royale, premier jeu esport mobile ? Que nenni ! Ce soir sera donné le coup d’envoi du premier championnat du monde de Vainglory. Presque inconnu en France, ce MOBA est pourtant dans le giron de grandes structures telles que TSM, G2, Cloud9 ou Team Secret ! Exploration.

    Lors de la récente cérémonie des Esports Industry Awards, dans la catégorie “Nouveau jeu esport de l’année”, un nom se démarquait des autres. Face à des géants tels que Overwatch ou FIFA 16, Vainglory s’était fait une petite place. Soumis au vote du public, il n’a pas réussi à s’imposer, mais sa présence est révélatrice de son potentiel.

    VaingloWHAT ?

    Sorti en novembre 2014 sur IOS et huit mois plus tard sur Android, le jeu est créé et édité par Super Evil Megacorp. Jouable en 3v3, le MOBA a réduit le nombre de lane à une seule et unique, avec une jungle. L’économie du jeu est sensiblement la même que League of Legends, avec une monnaie en jeu. 

    Halcyon, une des cartes de Vainglory
    Halcyon Fold, une des cartes de Vainglory. Le jeu a reçu une récompense de la part d’Apple pour la beauté de ses graphismes.

    Son pendant compétitif a longtemps vivoté grâce à des tournois amateurs. L’éditeur en a organisé en 2015, mais il prend vraiment les choses à bras le corps cette année. Il lance ainsi un championnat structuré sur le modèle de celui de Riot Games. Deux saisons et deux niveaux de ligues, Evil Eight et Challenger, installées en Amérique du Nord et en Europe. D’autres compétitions sont lancées ailleurs dans le monde (Chine, Japon, Brésil, etc.). Tant et si bien que pour les premiers Worlds, des joueurs des quatre coins du monde se retrouveront au Chinese Theatre sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles ! Puisque la valeur d’un jeu se mesure encore à la taille du cashprize, SEMC a mis 120 000$ en jeu. Cette somme n’est pas encore prise en compte par esportsearnings.com, mais il se situe déjà à la 36ème place de son top 100, loin devant Clash Royale.

    L’Hexagone a la masse

    En France, le jeu n’est toujours pas apparu sur les radars des médias spécialisés. Pourtant, il y a bien des représentants du pays de la baguette au plus haut niveau. L’équipe Team Secret, qui participe aux Worlds, compte dans ses rangs le joueur Vivien “Mowglie” Dugoujon et le coach Sébastien “Coucou” Caly. Et il y en a bien d’autres dans les différentes ligues. “La culture du monopole en France fait que tout le monde connaît LoL. Vainglory souffre vraiment d’un manque de médiatisation ici, alors qu’ailleurs en Europe le jeu est très connu, constate Thomas “Obsi” Logereau. A 34 ans, ce père de famille, ingénieur du son et compositeur, est membre fondateur de l’association CWOL. La structure a deux équipes sur le jeu et en a déjà envoyé une en Challenger ! Quant à Obsi, il jouait à Heartstone, LoL et HotS avant qu’un ami lui fasse découvrir Vainglory et son gameplay inédit. “En tant que musicien, composer à la souris ne m’a jamais apporté les sensations que je peux avoir avec des instruments. Sur Vainglory la jouabilité tactile oblige des moves basés sur les réflexes et la précision. Tout votre inventaire et vos capacités sont rapidement accessibles à l’écran, à portée de doigt, c’est excellent !”

    En apprenant que des rencontres de fans s’étaient déjà produites dans toute l’Europe, il décide d’organiser la première en France. Celle-ci a finalement eu lieu le 26 novembre, au Meltdown de Paris. “Plus de cinquante personnes sont venues ce soir là, et de toute la France ! Certains ont fait 6h de route, d’autres ont pris le train de Toulouse ou Bordeaux. Autant vous dire que le bar était plein et que la soirée fut énorme succès. On me demande déjà à quand la prochaine rencontre ?!”

    Flicker, héros Jungler et Protection.
    Flicker, héros Jungler et Protection.

    In Vainglory we trust

    En 2016, TSM a ouvert une première gaming house Vainglory pour ses joueurs. Mais Super Evil Megacorp sait que ce n’est que le début. L’année 2017 semble prometteuse pour l’éditeur. Il va lancer un programme de franchises pour les équipes pros. “Nous cherchons à partager les revenus que les équipes aident à générer, ainsi que de les aider dans le merchandising, est indiqué sur le site de SEMC. Les équipes franchisées n’auront pas automatiquement une place dans les meilleurs compétitions. Elles auront toujours besoin de se qualifier et de performer comme toutes les autres. Mais nous espérons une collaboration pour élever le niveau de jeu.”

    La Team Secret, vainqueur du Spring Live Championship 2016. Photo : Steffie Wunderl - ESL.
    La Team Secret, vainqueur du Spring Live Championship 2016. Photo : Steffie Wunderl – ESL.

    Super Evil Megacorp semble avoir la tête sur les épaules et a déjà tiré des leçons des expériences des autres éditeurs. En attendant le début de l’année 2017 et le lancement d’une nouvelle saison, vous pouvez suivre le championnat du monde sur le stream de l’éditeur.

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