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    Battle Royale – La goutte de trop

    Avec la popularité des battle royale qui ne semble pas (encore) retombée, on voit de plus en plus d’éditeurs qui succombent à leurs charmes. Entre éditeurs tierces et grands noms de l’industrie, on se rapproche lentement du point de rupture.

    En 2014, H1Z1 était disponible en pré-alpha. Un jeu de survie à la troisième personne qui a posé les bases d’un nouveau genre. Avec PUBG, les contours se précisent, et la fresque prend le nom de battle royale. Officiellement sorti en mars 2017, il est popularisé par des streamers, dont Zerator, qui se dédient au jeu. Entretemps, nombre de jeux ont pris le même virage, entre Ark et autres Rust. Des mécaniques différentes, mais une philosophie qui s’installe dans l’esprit des joueurs.

    Mais la consécration du genre vient en fin septembre 2017, avec la sortie du nouveau mode de jeu de Fortnite. Le jeu d’Epic Games pousse le battle royale à un autre niveau, et c’est un succès critique auprès de la presse, mais surtout chez les joueurs. Fortnite est aujourd’hui le jeu le plus populaire, gardant jalousement la première place des jeux les regardés sur Twitch et YouTube. Un succès qui fait des envieux, au point que les développeurs de titres AAA envisagent d’intégrer ce mode à leurs titres cultes.

    Se dénaturer pour le succès

    Ce qui est clair dans l’histoire des battle royale, c’est que ce genre existait bien avant Fortnite, et existera sans doute encore après. Toutefois, il se limitait à des jeux n’étant pas édités par de grands noms. Cette année, cette situation pourrait bien changer. Les informations récentes concernant Ubisoft tendent faire penser à la sortie prochaine d’un BR édité par la maison française. Mais il est normal pour un acteur de premier plan d’investir sur un nouveau genre dans un tout aussi nouveau jeu.

    En revanche, d’autres boîtes envisagent jusqu’à intégrer ce mode à leurs titres phares. Call of Duty, notamment, n’exclut pas la possibilité de l’apparition d’un tel mode pour Black Ops 4. Il en est de même pour Battlefront. Pour ceux qui aiment ces jeux pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des FPS, le danger est que le genre principal disparaisse au profit du secondaire. Comme ce qui est progressivement le cas avec Fortnite. Le jeu serait donc sacrifié sur l’autel de la popularité.

    Surpopulation des BR

    Certains diront que l’on voit déjà bien assez de battle royale. Si les titres AAA s’y mettent aussi, imaginez le paysage vidéoludique. Certes, nous voyons de plus en plus de MOBA sur le marché. Mais ce n’est pas comme si Assassin’s Creed se transformait en ersatz de League of Legends pour le plaisir d’attirer des fans. Le risque est que les joueurs se retrouvent envahis, au point de ne voir que des BR jusqu’à ne plus pouvoir. Le genre s’autodétruirait alors, victime de son propre succès, et du désir des éditeurs à vendre au nom de la mode, et non de leur art.

    Mais bien entendu, il ne s’agit pas non plus de faire un BR dès que l’envie d’un développeur l’en prend. Il est plus facile d’imaginer certains genres surfer sur cette vague. Et ce n’est pas pour rien que les FPS sont en première ligne. Certains éditeurs se sentent suffisamment raisonnables pour freiner les ardeurs des fanboys. Jeff Kaplan, vice-président de Blizzard Entertainment, a notamment précisé qu’Overwatch n’intégrerait pas de mode Battle Royale, dû à l’incompatibilité de son jeu au genre. Et ce, même s’il en rêve. Tout est une question de self-control.

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