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    L’ESL et Vivendi, échange de bons procédés

    Le 11 octobre 2016, deux géants du divertissement annonçaient leur partenariat, l’ESL et Vivendi.

    Ce dernier nous a fait part, à travers un communiqué, de sa volonté de promouvoir des championnats français, mais aussi d’organiser un événement de niveau international. Le Canal Esport Club est allé à la rencontre de Samy Ouerfelli, directeur de l’ESL France, pour en savoir plus.

    “Il s’agit avant tout d’une venture d’entreprise, l’une et l’autre apportent leurs savoir-faire. L’ESL est reconnue dans l’esport pour ses ligues online, sa qualité de production et ses événements internationaux, tandis que Vivendi est le deuxième plus grand groupe mondial de divertissement, explique-t-il. Ensemble, nous allons montrer au monde à quel point l’esport a du potentiel.”

    Samy Ouerfelli, président de l'ESL France, pendant les IEM Challenger de la PGW. Photo : Quentin Missault - JKTV.
    Samy Ouerfelli, président de l’ESL France, pendant les IEM Challenger de la PGW. Photo : Quentin Missault – JK

    Level up !

    Vivendi, c’est entre autres Universal Music, soit une nouvelle perspective de mêler musique et esport, ainsi que Digitick, une plateforme de vente de billets pour des salles de spectacle. Cette dernière sera fort utile pour l’un des plus ambitieux projets de l’ESL France : amener un événement d’envergure internationale dans l’Hexagone ! Oui, mais quand ? “Il y en aura un en 2017, ce sera bientôt annoncé, nous assure Samy. Soit un ESL One, soit un IEM… ou même les deux ! Nous choisirons nous-mêmes la ville selon sa capacité d’accueil et les infrastructures qu’elle propose. Nous voulons que ce soit du même niveau que la Pologne, l’Allemagne ou les Etats-Unis. Rien n’est encore décidé, même si Nice ou Lille sont très impliquées, et Paris évidemment.”

    Pour autant, la scène française n’est pas mise de côté, loin de là. Vivendi sera également un support pour donner une nouvelle dimension aux ligues nationales que sont les actuels championnats de France de LoL, CS:GO et Hearthstone. L’ESL a pour objectif de renforcer la structure des équipes françaises, afin d’aider les joueurs à vivre du jeu ou, dans le cas échéant, d’attirer l’attention des médias locaux et nationaux, avec l’espoir de leur apporter de nouveaux sponsors. Le communiqué de presse indiquait que ces futurs championnats seront diffusés sur les antennes du groupe Canal. Peut-on s’attendre à voir du CS:GO en direct à la télévision française ? Ou bien quels jeux seront choisis ? “Nous ne pouvons rien annoncer pour l’instant, mais nous n’allons pas réinventer la poudre ! Je serais très surpris que les deux mastodontes que sont LoL et CS ne soient pas de la partie, confesse le directeur de l’ESL.”

    Samy Ouerfelli, président de l'ESL France, pendant les IEM Challenger de la PGW. Photo : Quentin Missault - JKTV.
    Samy Ouerfelli, président de l’ESL France, pendant les IEM Challenger de la PGW. Photo : Quentin Missault – JK

    Un pif dans ton goal.

    Quid des autres titres esport ? “Que ce soit l’ESL ou Vivendi, chacun veut faire émerger des jeux qui ne sont pas actuellement dans le tiers un, continue-t-il. Nous allons travailler avec des éditeurs, dont certains sont déjà solidement installés, qui préparent en ce moment même de nouveaux jeux.” Quant aux titres existants, l’ESL devrait développer Rocket League, Rainbow Six : Siege, Halo et même Call of Duty. Cependant il faudra attendre de voir ce que fera Activision de la prochaine saison de la CWL. Même chose pour FIFA, l’ESL n’étant pas impliquée dans l’e-Ligue 1, elle prépare quelque chose de son côté. Mais il y a une nouvelle qui va en ravir certains, les fans de Versus Fighting. Adepte de ce type de jeu, Samy nous fait part de sa volonté de donner un nouveau souffle au genre. “Les jeux de combat sont très visuels et possèdent une dynamique excellente à l’écran !” Si on espère voir du Street Fighter et même du Smash, Tekken 7 est également attendu avec une sortie en 2017. “Tous ces jeux ne seront pas mis en lumière de la même manière qu’un LoL, qui peut remplir un Olympia ou plus, mais nous allons faire ce qu’il faut pour les démocratiser, conclue-t-il.”

    Avec les dernières annonces qui vont transformer petit à petit l’esport français, que ce soit Webedia qui rachète Oxent ou l’arrivée du PSG eSports, nous n’avons pas pu résister à l’envie de demander au directeur de l’ESL ce qu’il pensait du risque de collusion. “Pour moi, Webedia aura forcément des problèmes lorsque Millenium participera à des compétitions organisées par Oxent. Même si les règles sont claires avec des personnes intègres derrière, la communauté émettra toujours une critique.” L’ESL est également concernée par cette question, car par l’intermédiaire de Vivendi, elle se rapproche d’une équipe sponsorisée par Canal + : Vitality ! “Je pense que c’est très différent en ce qui concerne l’équipe de Neo et l’ESL : Canal soutient Vitality mais Canal ne crée pas la ligue, seule l’ESL le fait, et nous n’avons aucune part dans Vitality. Par contre, si le groupe Canal devient sponsor d’une de nos compétitions et que l’une des équipes qu’il soutient participe, nous serons prêt à discuter”. Un sujet à surveiller, d’autant que comme le rappelle lui-même Samy, l’ESL fait partie du comité d’intégrité mondial et de France Esports.

    Bannière : Quentin Missault – JKTV.

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