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    Scok : porte-parole des Bisounours

    Février : lancement en tant que caster ESL. Mars : Gamers Assembly. A l’image du nombre de Pro League en un an (trois), les choses vont très vite pour Guillaume “Scok” Beck. Elles vont peut-être s’accélérer lorsqu’un représentant d’Ubisoft le contacte, Jérémy “BacKLasH JS” Somville.

    [A lire avant tout, la première partie du portrait !]

    Lorsque Scok identifie qui est Jérémy, son rythme cardiaque s’emballe. Tâchons de résumer les émotions qui traversent alors notre sujet :

    « Salut, c’est Jérémy d’Ubisoft France. » ==> └(=^‥^=)┐

    « Il y a eu un malentendu, ce n’est pas l’ESL qui gère le cast de la GA, mais Ubisoft. » ==> (′︿‵。)

    « Mais en fait, ce que tu fais est vraiment cool. Tu veux bien venir commenter avec moi et NeomeTrixX ? » ==> (。♥‿♥。)

    Le troisième larron, NeomeTrixX, vient de Belgique. Mais les attentats qui ont eu lieu la même semaine dans sa capitale l’empêchent de se rendre à Poitiers. La communauté assiste alors à la naissance d’un duo et d’une amitié, celle de BacKLasH & Scok.

    Scok et BacKLasH, à la Gamers Assembly 2016. Photo : Caroline Cerone – Caro Photography.
    Scok et BacKLasH, à la Gamers Assembly 2016. Photo : Caroline Cerone – Caro Photography.

    « Avec Jérémy, ça s’est fait très naturellement. J’apporte l’analyse et lui la hype de l’action. » Mais si BaCKLasH est tout aussi motivé et passionné que Scok, son travail ne lui permet pas d’être présent à chaque match. Alors, pour éviter d’être en solocast, Guillaume invite sur son stream des joueurs de Pro League. L’initiative fait d’une balle deux headshots (aka une brochette). A ce moment là, Scok s’occupe de la hype tandis que les joueurs pro apportent une analyse plus poussée. Mais surtout, ils contribuent à un phénomène bien plus macro qu’un commentaire de game : la consolidation d’une communauté. « Je voulais réduire la barrière entre les joueurs pro et les spectateurs que l’on peut avoir sur d’autres jeux. Le lien entre les deux est important, alors j’ai pris la main de l’un et de l’autre et je les ai jointes, plaisante-t-il ! »

    Moi à mon Bisounours…

    Et si il y a une chose dont Scok est fier, c’est bien de cette communauté. « Peu importe qu’on soit tous des Bisounours, je voulais une image de gens soudés. Chacun a bossé dans ce sens, et voilà le résultat en finale de Pro League ! » Sur PC, cet objectif semblait hors d’atteinte. Les soucis de cheat ont perduré jusqu’en juin, de quoi laisser le temps aux joueurs de migrer vers d’autres horizons. Mais Scok et son solide noyau de joueurs PC ont été patients et n’ont pas pris part à l’exode.

    Beaucoup d'émotion pour les joueurs de Supremacy et de Vitality après une finale 100% française. Photo : Pawel Bastrzyk-ESL.
    Beaucoup d’émotion pour les joueurs de Supremacy et de Vitality après une finale 100% française. Photo : Pawel Bastrzyk-ESL.

    Pour être totalement soudés, il fallait aussi réussir là où presque tout les autres jeux ont échoué : unir joueurs PC et console. Jusque là, comme tout pro-PC, Scok observait de loin ces férus du joystick s’escrimer sur un FPS. Mais quand l’ESL lui annonce qu’il devra caster les deux Pro League, sur PC et Xbox, il reconsidère son point de vue. « Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que ces gars, en plus d’être très cools, n’étaient pas dénués de skill, loin de là ! » [ndlr : il n’y a pas d’aide à la visée sur consoles ]

    Un duo pour les réunir tous

    La formation du duo avec Jérémy aide grandement à lier les deux communautés, ce dernier venant de l’univers console. « Aujourd’hui, tu ne verras personne du top français taper sur l’autre plateforme. » Mieux ! Les spectateurs du commentateur se connaissent maintenant entre eux, et aident les nouveaux arrivant à comprendre le jeu. Ils n’hésitent pas non plus à remettre à sa place l’impudent qui tenterait de démarrer une guerre de plateforme. « Donc oui, on a vraiment un tchat de Bisounours, constate Scok ! »

    L’image que renvoie le streamer est, elle aussi, importante. Guillaume voit le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. « Quand une nouveauté arrive, je ne me jette pas dessus en mode “c’était mieux avant”. Je préfère me dire “c’est audacieux”, on va voir ce que ça donne. Je ne suis pas du tout salé, alors les gens sont assez posés et ouverts d’esprits sur mon stream. »

    Geneviève Forget, entourée de Matt Andrews et de Christopher "Panky" Pankhurst, pendant les playoffs de la Pro League S3. Geneviève fait partie de l'équipe de développement du jeu à Montréal. Photo : Pawel Bastrzyk-ESL.
    Geneviève “Livinpink” Forget, entourée de Matt Andrews et de Christopher « Panky » Pankhurst, pendant les playoffs de la Pro League S3. Geneviève fait partie de l’équipe de développement du jeu à Montréal. Photo : Pawel Bastrzyk-ESL.

    Pour lui, la nature bon enfant de la communauté ne découle pas seulement de ses actions. La mentalité des concepteurs du jeu joue beaucoup. Loin de s’imposer en “éditeur roi”, l’équipe de Montréal a travaillé bien avant la sortie du jeu avec des joueurs. Ils continuent de le faire pour chaque nouvel ajout au jeu. « Entre joueurs et développeurs, c’est comme entre pro et viewers, il n’y a pas de barrières, conclut Scok. »

    [La conclusion de ce portrait, c’est ici !]

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    Bannière : Valkyrie et Blackbeard Scok, une grande histoire d’amour. Montage : Cécile Moret.

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